UA-SAFGRAD a participé à la conférence sur l’incubation et l’accélération de l’agro-industrie africaine 2025 et a organisé un événement de panel en séance plénière sur le thème « Transformation compétitive des céréales alimentaires : surmonter les défis associés à l’inclusion des jeunes dans le développement des systèmes agroalimentaires ».
Cet événement s’inscrivait dans le cadre de l’intégration des Lignes directrices de l’Union africaine pour le développement inclusif des chaînes de valeur agricoles (iAVCD). Afin d’encourager et de faciliter l’inclusion des jeunes dans l’agro-industrie, il est nécessaire d’identifier et de relever les défis politiques et institutionnels qui freinent leur entrée et la rentabilité de leur activité. Les Lignes directrices reconnaissent que les solutions issues des meilleures pratiques et des enseignements tirés de la mise en œuvre d’interventions similaires sur le continent ont de meilleures chances de succès. Ceci s’explique par le fait que la plupart des pays africains présentent des défis de développement et de marché relativement similaires. Le panel de cinq personnes était composé de jeunes/femmes agro-industrielles, transformatrices et industrielles, possédant plus de cinq ans d’expérience dans la transformation et les marchés des produits céréaliers en Afrique. L’événement cible spécifiquement le segment de la transformation/valeur ajoutée des chaînes de valeur céréalières.
L’intervention a mis en lumière les défis qui limitent l’inclusion, en particulier chez les jeunes et les femmes transformateurs de céréales alimentaires, dans l’approvisionnement en intrants, la transformation ainsi que dans les nœuds de commercialisation et de distribution des produits tout au long des chaînes de valeur des céréales alimentaires. La table ronde a mis en évidence les principaux défis allant de la saisonnalité des intrants, des prix, du stockage et des problèmes de qualité. Les coûts de transaction élevés associés à la transformation étaient liés au coût de l’énergie, au coût de la main-d’œuvre qualifiée, aux multiples taxes, au coût des intrants importés et des pièces de machines. La concurrence des produits importés à bas prix, les coûts de transport élevés et l’apathie générale des détaillants/chaînes de supermarchés et des consommateurs à accepter les produits locaux. Le panel a également discuté des mesures adoptées pour surmonter ces défis et appelle à un réalignement des politiques afin de cibler le soutien aux jeunes et aux femmes transformateurs de céréales alimentaires.