Réunion préparatoire régionale africaine pour la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17) en Mongolie. Le Caire, Égypte, 2-4 juin 2026.

La Commission de l’Union africaine (SAFGRAD) a organisé, en collaboration avec le pays hôte, l’Égypte, la CNULCD, l’AFTAAC, l’AUDA-NEPAD et le PNUE, une réunion préparatoire à la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17). Cette réunion vise à préparer la 17e session de la Conférence et les réunions de ses organes subsidiaires, qui se tiendront à Oulan-Bator, en Mongolie, en août prochain.

Cette réunion revêt une importance exceptionnelle et un rôle crucial pour le continent africain. Elle se tient à un moment où la désertification, la sécheresse et la dégradation des terres s’aggravent en raison des changements climatiques, menaçant directement la sécurité alimentaire, la paix et la stabilité en Afrique, la région la plus touchée par ces phénomènes à l’échelle mondiale. La réunion coïncide également avec une étape cruciale des délibérations et des examens concernant le projet de protocole sur la sécheresse. La Commission de l’Union africaine, en parrainant cette réunion de trois jours, souhaite permettre aux points focaux nationaux et aux parties prenantes du Groupe africain de négociateurs d’examiner l’ordre du jour de la conférence des Nations Unies et de se familiariser avec les questions en discussion. Il s’agit notamment d’identifier les priorités et les préoccupations du continent afin d’influencer les décisions finales, d’élaborer des stratégies pour nouer des alliances solides avec les négociateurs d’autres régions et de renforcer le lien entre science et politique en mobilisant des correspondants scientifiques et techniques pour consolider le fondement scientifique des négociations.

En marge de la réunion préparatoire régionale africaine de la Conférence des Parties à la CNULCD (COP17) en Mongolie : entretien avec le Dr Ahmed Elmekass, coordinateur du Bureau de l’Union africaine pour la recherche et le développement agricoles (AU-SAFGRAD).

« Dr Elmekass : La désertification menace la production agricole africaine… et lutter contre la sécheresse est une priorité absolue. »

Dr Ahmed Elmekass, coordinateur du Bureau de l’Union africaine pour la recherche et le développement agricoles (UA-SAFGRAD), a annoncé que son bureau organise actuellement une réunion préparatoire régionale pour le continent africain, en vue de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17).

Le Dr Elmekass a expliqué que cette réunion régionale vise principalement à favoriser la consultation et l’échange de vues entre les responsables de différents pays africains, afin d’examiner toutes les questions liées à la désertification et à la sécheresse. Le continent cherche ainsi, grâce à cette coordination, à formuler une position unifiée et forte, représentative des intérêts africains, qui sera officiellement présentée lors de la Conférence des Parties prévue en août prochain en Mongolie.

Il a souligné les grandes souffrances et les conditions de vie difficiles que subissent de nombreux pays africains en raison de l’aggravation des crises de désertification et de sécheresse, notant que ces phénomènes affectent négativement et directement les économies locales, régionales et continentales. Cet impact se manifeste clairement par le déclin des taux de production agricole et d’élevage et des activités connexes, qui entraîne inévitablement une forte hausse du chômage. Il a averti que la gravité de ces crises pourrait s’aggraver dans certaines zones touchées, jusqu’à engendrer de graves conflits et des affrontements directs entre agriculteurs et éleveurs pour l’accès aux ressources disponibles.

La lutte contre la désertification et la sécheresse n’est plus une question secondaire, mais une priorité absolue pour les décideurs et les responsables de tout le continent africain, qui lui accordent la plus grande importance. Il a cité en exemple les résolutions décisives adoptées lors de récentes réunions de haut niveau sur le continent, notamment la réunion des ministres de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Eau, de l’Environnement et de l’Économie bleue, ainsi que les résolutions issues de la réunion des chefs d’État et de gouvernement africains de février 2026.

Il a souligné que la gestion des crises de sécheresse et la lutte contre la désertification croissante ne relèvent pas de la seule responsabilité des gouvernements ou des institutions officielles, mais constituent une responsabilité partagée et collective qui incombe à toutes les parties prenantes sans exception. Il a appelé à un effort collectif et à une coordination conjointe réunissant gouvernements, citoyens et collectivités, organisations non gouvernementales, universités, instituts de recherche et parlements, afin de former un bloc uni pour relever ces défis cruciaux et résoudre les crises qui menacent la stabilité et le développement du continent.

Source de l’interview :

https://agri.ahram.org.eg/News/156749.aspx