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L’UA-SAFGRAD a collaboré au projet de caractérisation nutritionnelle des principales cultures vivrières dans deux pays d’Afrique de l’Ouest.

Ce projet a caractérisé les qualités nutritionnelles de cinq principaux aliments de base au Nigeria et au Ghana au niveau des sous-espèces. Les cultures étudiées comprennent le manioc (Manihot esculenta Cranz), le maïs (Zea mays), le niébé (Vigna unguiculata), le riz (Oryza sativa) et l’amarante verte (Amaranthus viridis). L’objectif était de corréler la concentration en éléments nutritifs des cultures vivrières avec les pratiques de gestion/agronomie. Deux champs par État ont été échantillonnés dans trois écorégions du Nigeria et deux écorégions du Ghana. Des analyses chimiques, notamment les cendres, les graisses, les fibres, les protéines, les glucides totaux, la valeur énergétique des aliments et la teneur en minéraux, ont été effectuées sur des échantillons de plantes en utilisant les méthodes approuvées par l’Association of Official Analytical Chemists (AOAC). Les données obtenues pendant la durée du projet ont été utilisées pour créer une base de données sur les éléments nutritifs. L’étude a observé que les pratiques agricoles de conservation telles que le travail réduit/sans labour et l’application d’engrais chimiques et/ou organiques étaient les principaux facteurs affectant la densité nutritionnelle des cultures vivrières de base au Nigeria et au Ghana. L’écorégion et le type de sol ont joué un rôle dans le fait que certaines des cultures étudiées étaient plus denses en nutriments que les valeurs rapportées par la FAO. L’étude a conclu qu’en pratiquant un travail du sol de conservation et en utilisant correctement des engrais chimiques et/ou organiques, les agriculteurs du Nigeria et du Ghana peuvent améliorer la densité nutritionnelle de leurs cultures de base.

 

La sélection du site a été effectuée en collaboration avec l’Union africaine – Recherche et développement de céréales alimentaires semi-arides (AU-SAFGRAD). Ils ont participé à l’identification des cultures, des régions et des champs des agriculteurs potentiels à échantillonner. AU-SAFGRAD nous a mis en contact avec des représentants nationaux et régionaux de groupes agricoles, l’Organisation des petites agricultrices du Nigeria (SWOFON, Nigeria) et l’Association des paysans du Ghana (PFAG, Ghana). Les représentants ont été extrêmement utiles en nous mettant en contact avec les agriculteurs qui cultivaient les cultures sélectionnées dans les régions dans lesquelles les échantillons ont été prélevés. Les résultats de cette étude contribuent à fournir des données pour la formulation de politiques et contribueront à mieux éclairer certains des indicateurs du CAADP Malabo sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique.