Le programme de recherche et de développement sur les céréales en zones semi-arides de l’Union africaine (AU-SAFGRAD) a organisé une session plénière lors de la 11e Conférence et exposition africaine sur l’incubation d’entreprises agroalimentaires (AAICE 2026). L’intervention de la table ronde a porté sur les moyens innovants de catalyser les investissements dans le développement de la chaîne de valeur des céréales. Cet événement s’inscrivait dans le cadre de l’intégration des directives de l’Union africaine pour le développement inclusif des chaînes de valeur agricoles. L’intervention de la table ronde a été précédée d’une présentation du Dr Mure Agbonlahor (responsable principal de la production et du marketing à l’AU-SAFGRAD). Cette présentation a abordé les opportunités et les voies de développement de chaînes de valeur agricoles inclusives et compétitives, créatrices d’emplois et de richesse, et susceptibles de dynamiser le commerce intra-africain. Les intervenants du panel représentaient un large éventail d’acteurs de la chaîne de valeur des céréales alimentaires en Afrique : entreprises agroalimentaires de transformation, gestionnaires et responsables de la mise en œuvre dans le secteur public. Ils ont examiné les défis nationaux et propres à chaque entreprise qui limitent l’inclusion et la compétitivité dans la transformation des céréales alimentaires. Le panel a souligné l’importance de la valorisation des chaînes de valeur agricoles africaines. Il a toutefois insisté sur le fait que la proximité géographique ne suffit pas à elle seule pour les échanges commerciaux entre nations, même au sein d’un même bloc commercial. Il a été souligné que les processus de valorisation doivent minimiser les coûts de transaction et promouvoir l’efficacité de la chaîne afin de développer des produits compétitifs en termes de prix et de qualité. En adoptant une approche globale de la chaîne, le panel a identifié les principaux défis d’investissement pour le développement de chaînes de valeur inclusives et compétitives pour les céréales alimentaires. Les discussions se sont appuyées sur les enseignements tirés de la mise en œuvre de modèles d’investissement innovants, véritables leviers de changement, adoptés par les gouvernements et les entreprises agroalimentaires tout au long des chaînes de valeur des céréales alimentaires. Le panel a convenu du rôle des gouvernements dans la mise en place d’un environnement politique favorable et dans la facilitation de régimes institutionnels et infrastructurels permettant de réduire les risques liés aux investissements et de renforcer la compétitivité des produits céréaliers sur le continent.